Résolue

Reprendre en main son bonheur et se faufiler à nouveau à l’intérieur de soi-même, faire coïncider à nouveau le coeur et l’esprit, donner une âme à cette peau de chagrin laissée pour morte ; la remplir de nos passions. J’ai l’impression de ne plus savoir faire tout ce qui faisait mon essence. Mes mains devenues malhabiles, mes mots mis en sourdine qui peinent à retrouver leur voix, mes émotions perdues quelque part dans le tas de connaissances pures et dures. Je tâtonne, comme au commencement. Je trébuche, mais j’essaie.
Six ans d’études, juste assez pour se perdre sans s’en rendre compte, se scinder en deux morceaux que l’on tient si longemps éloignés l’un de l’autre qu’ils en finissent par se comporter en étrangers. Six ans, peut-être un point de non-retour, un seuil que je me refuse à franchir et qui déclenche un espèce de réflexe de survie. Se raccrocher à soi et aux choses que l’on aime, juste avant de les perdre à tout jamais.

Je reviens vite.

 

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