De la douceur de notre quotidien.

c’est ton sourire le matin de mon huit millième jour
ton sourire et le mien, épars
au milieu des draps froissés par les rêves
dehors, la lumière n’est pas encore vive
la nuit se défile sur la pointe des pieds
le voile se lève
nos paupières viennent de se fissurer, d’éclore
et l’on n’a pas encore tout a fait intégré
le jour l’heure le lieu les impératifs de la journée
on a encore le corps tout engourdi
dans les lambeaux de limbes de notre cerveau
tout emmêlé
dans les pelotes d’imaginaire
nos yeux ne sont que les premiers téméraires à venir se frotter à la réalité
paupières collées, vision brouillée
mais déjà, on se sourit.
c’est notre premier mot de la journée
muet
plus parlant que n’importe quelle nuée de paroles
notre première caresse
de la douceur valsant joliment entre nos deux oreillers
effectuant des pirouettes souples et élégantes de tes mains à mon cou
de mes lèvres à ta joue.

Des sourires
d’avant-baisers,
d’avant-étreintes ;
une préface à l’amour.

puis on referme les yeux
on a encore besoin d’un morceau de nuit
quelques minutes de plus de paupières closes
de monde éteint
avant le café.

mais quand on les ouvre à nouveau
je te regarde
tu me regardes
et
plus synchrones que jamais
nos sourires se fraient un chemin jusqu’à nos lèvres
ton sourire et le mien
irrépressibles.

morning

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