Une soirée de cocktails aux noms étranges, de bar à jeux, de glaces vanille-marrons confits qui nous tirent hors de l’hiver, d’auto-tamponneuses et d’éclats de rire non dissimulés. Une soirée de légèreté. Les cheveux encore humides d’être rentrée sous la pluie, le mascara qui a un peu coulé sous mes cils. Les gouttes qui toquent maintenant à ma fenêtre, s’invitent, l’orage qui gronde. De temps en temps un éclair qui déchire le ciel, éclaire le monde une fraction de seconde, puis disparaît. L’orage a une saveur d’enfance. De ces soirées où l’on était contraint de débrancher le téléviseur, l’ordinateur, et où l’unique chose qu’il nous restait à faire, c’était d’être ensemble. Et ça nous suffisait. Au coucher, une fois, toute petite, quand je tremblais de peur, papa était venu me border, il m’avait fait un cocon de couvertures et m’avait dit que là-dessous, rien ne pourrait jamais m’arriver. Maintenant, quand le tonnerre gronde, je n’ai plus jamais peur. Recroquevillée sous mon édredon, je retrouve ce même cocon de douceur. Et dans ma cabane de presque-rêves, ma presqu’île, je me sais à l’abri.

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